La structure de la comédie selon John Truby

John Truby

Selon John Truby, c’est la forme la plus difficile à écrire, parce qu’une comédie doit :

  • Etre rapide
  • Plaire à un large public
  • Pouvoir se maintenir pendant 1h-1h30

John Truby explique que le problème que tout scénariste rencontre quand il écrit une comédie c’est qu’une fois que les personnages sont réduits comiquement ils le sont en une seconde, mais il faut créer du rire pendant 1h30. C’est là, la contradiction majeure. La plupart des comédies échouent car le scénariste a écrit en pensant aux gags et non pas à la structure. Les gags et les rires doivent venir naturellement de par la structure qu’offre le film. 4 ou 5 blagues ne sont pas assez pour un film et ne permettent pas de le tenir. Les blagues doivent s’enchainer dans la vague que représente l’histoire.

Voici les 11 battements qui vont permettre de créer une structure de comédie selon John Truby

1. La prémisse

C’est l’histoire en 1 phrase.

Quand X arrive, un personnage essaie d’obtenir Y mais finit avec Z

Ex : quand un acteur n’arrive pas à trouver du travail, il obtient un rôle déguisé en femme, et tombe amoureux de l’actrice avec laquelle il joue (Tootsie)

Pour être originale la prémisse doit venir de ce que vous êtes (il faut enquêter sur soi-même).

Pour trouve de bonnes prémisses John Truby conseille d’enquêter sur soi-même et de lister un maximum de prémisses. Pour ensuite ne s’intéresser qu’à celle qui sous tendent des problèmes majeurs. Pourquoi vous vous intéressez à ce problème, à ces gens, qu’est ce que vous pourrez découvrir à propos de vous même ? Vous devez connaître le sujet mais avoir des choses à découvrir sur les rapports personnels de l’histoire. Enfin il faut lister les éléments marrants et les caractères que vous aimeriez voir, les situations que vous pensez drôles. Une fois que vous avez tout ça, vous pouvez vous concentrer sur la prémisse.

La question à se poser :

  • Qui est mon meilleur personnage (que ce soit celui que vous aviez prévu ou pas) ?
  • Qui va combattre qui et pour quoi ?

Ce combat doit donner au héros les difficultés les plus fortes

Les prémisses ne sont pas spécifiquement comiques en tant que tel, tout dépend de comment vous les traitez.

2. La ligne de désir qui va mettre le protagoniste dans une situation compliquée

Très tôt dans le comédie, le héros doit avoir un unique objectif qui va l’amener progressivement dans une situation de plus en plus compliquée. C’est à cause de cette ligne de désir que le protagoniste se retrouve dans une situation difficile/complexe. La ligne de désir va fournir la progression de l’histoire. C’est le protagoniste lui-même qui en est à l’origine. Il va être progressivement dans une situation de plus en plus délicate. Toute l’histoire découle de la ligne de désir.

Pour trouve la ligne de désir, il faut répondre à cette question :

  • Que veut spécifiquement mon protagoniste dans cette histoire ?

3. La motivation et les enjeux de l’histoire

Pour qu’une comédie puisse vraiment être efficace, il doit y avoir un gros enjeu, quelque de vraiment important doit être en jeux.

Règle basique en comédie : plus gros sont les enjeux plus la comédie est populaire

Ex : sauver l’orphelinat dans les blues brothers/Aller en prison s’ils sont attrapés dans butch cassidy et sundance kid/Sauver le monde dans Ghostbuster)

La question à se poser :

  • Est-ce que mon public se sent impliqué par la réussite ou l’échec du protagoniste ? Si la réponse n’est pas évidente il faut faire en sorte qu’elle le devienne.

4. Créer une distance comique (comic gap) avec le héros

C’est la faiblesse essentielle du protagoniste. Toutes les bonnes comédies ont un bon personnage comique. Pour créer une bonne comédie, John Truby considère qu’il faut trouver les HAUT et BAS de son protagoniste. Car il y a alors une distance comique au sien du caractère. C’est le besoin du protagoniste qui s’exprime d’une façon comique.

John Truby liste ainsi un certain nombre de caractérisation de personnages comiques :

Le CLOWN (Rick Moranis in Ghostbusters)

. Il veut de la romance ou du succès
HAUT : Il se croit romantique, il pense qu’il a du succès, il y croit très fort
BAS : C’est un tocard, il est incompétent, pas attirant.
Besoin psy : Surpasser sa situation de solitude, apprendre à être confiant en lui
Besoin moral : Il n’en a pas, c’est une victime

Le MONSIEUR TOUT LE MONDE (Dustin Hoffmann dans Tootsie)

. Il veut gravir l’échelle sociale, réussir
HAUT : Il est éternellement optimiste
BAS : Il manque de confiance en lui. Il est abusé par les autres dans la vie de tous les jours, il n’est pas respecté.
Besoin  psy : Gagner de la confiance en soi et du respect de la part des autres
Besoin moral : Arrêter d’utiliser les autres pour régler ses problèmes

Le JE SAIS TOUT (Dan Aykroyd dans Ghostbusters)

. Il veut impressionner les autres
HAUT : Il est présomptueux, utilise des mots sophistiqués
BAS : Il a totalement tort
Besoin psy : perdre son complexe de supériorité
Besoin moral : Arrêter de forcer les autres à vivre comme il considère que c’est juste

Le SHOW BIZ

. Il veut duper les autres, les abuser
HAUT : Il est apparemment très sincères, très aimant avec tous, ils est très conscient de son talent
BAS : Ils n’est pas sincère du tout et exprime son amour/affection dans des situations inappropriées et il n’a aucun talent
Besoin psy : Devenir authentique
Besoin moral : Arrêter de mentir aux autres

La PRINCESSE (Personnages interprétés par Goldie Hawn)

Elle veut être le centre d’attention
HAUT : Elle pense être parfaite (tout ce qui implique de la saleté est pour les autres)
BAS : Elle apprend qu’elle peut être sale, abusée et ignorée comme n’importe qui d’autres.
Besoin psy : voir le monde à travers les yeux des autres. Aller au delà de son expérience personnelle et voir ses propres fautes
Besoin moral : Apprendre à aider les gens (spécialement les pauvres)

L’ARISTOCRATE

Il veut imposer sur les autres un style de vie riche/bourgeois/issu de la haute société
HAUT : Il a une apparence très upper-class, aristocratique, bourgeoise. Il pense qu’il est meilleur que les autres car ils n’ont ni l’argent ni le pouvoir
BAS : Il n’est pas si propre et respectable (confronté à la réalité)
Besoin psy: se voir comme l’égal des autres et de voir la valeur dans les être humains et pas dans le matériel
Besoin moral : Laisser les autres vivre comme ils l’entendent

Le RUSTRE/GROSSIER/MALOTRUX (blues brothers, back to school)

Il veut briser la vanité de la haute société, il veut casser le complexe de supériorité des bourgeois/aristocrates/riches
HAUT : Il est dans un environnement avec des riches et des gens issus de la haute. C’est un adulte.
BAS : dans cette atmosphère, le personnage est sale, crade et bruyant
Besoin psy : Dépasser son complexe d’infériorité
Besoin moral : Arrêter d’imposer leur comportement au milieu des autres

L’ESCROC /Le FRIPON (Bill Murray, Axel Fowley, Ferris Bueller)

. Il veut combattre l’autorité afin d’obtenir ce qu’il veut (on comprendra l’autorité comme un terme vaste).
HAUT : Il prétend appartenir à un milieu social élevé, il se pense important, il pense avoir la connaissance et de bonnes intentions
BAS : Il est de classe moyenne, connaissance moyenne, il n’a pas de si bonnes intentions, il fait tout ça pour lui même
Besoin psy : Surpasser sa peur de l’engagement
Besoin moral : Arrêter de mentir ou d’utiliser les autres pour leur réussite

L’ANGE VOYAGEUR (Crocodile dundee, Mary Poppins)

. Il veut amener du fun dans un monde de stress, de routine et de doute
HAUT : L’entourage est très traditionnel, il y a une forte routine, de la bureaucratie et beaucoup de prétention
BAS : Il connaît les vraies priorités de la vie. Il sait comment s’amuser et montrer aux autres comment s’amuser
Besoin psy : Aucun il est parfait
Besoin moral : Aucun il est parfait

5. Trouver la révélation personnelle de l’histoire

Tout personnage (à l’exception de l’ange voyageur) devrait apprendre une chose en traversant l’histoire. La révélation personnelle est la chose principale que le protagoniste ignore au début de l’histoire sur lui-même, sur comment agir.

Au début de l’histoire, le protagoniste agit de façon immorale et à la fin de l’histoire, il agit de façon morale.

La question à laquelle il faut répondre :

  • Quelle est la chose principale que le personnage apprend à la fin de l’histoire ?

6. Trouver le cauchemar comique

Le désir du protagoniste devrait toujours le conduire à sa plus grande peur. La seule chose que le protagoniste voudrait absolument éviter.

Le héros se bat contre le pire cauchemar qu’il pouvait imaginer : C’est la bataille ! L’ultime cauchemar !

(Si le héros aime la vie, son pire cauchemar est de se confronter à la mort (Ghostbusters, Butch Cassidy)

7. La mise en place de l’opposition

La relation entre l’adversaire et le protagoniste est fondamentale dans une comédie.

Le protagoniste et l’adversaire doivent représenter un microcosme, une mini-société.

L’adversaire étant celui qui est construit le plus en confrontation avec le protagoniste

Il faut pour cela une opposition en 4 points :

Protagoniste vs adversaire principal
Protagoniste vs adversaire secondaire
Protagoniste vs troisième adversaire

Le protagoniste et l’adversaire doivent être opposés dans la façon avec laquelle ils amènent de la comédie (soit le comique enfantin, le comique machine et le comique animal ; cf l’article de comédie tips sur Truby et les formes comiques)

L’opposition classique est le comique machine (sous-réagit) contre le comique enfantin (sur-réagit). Ils sont en opposition naturelle.

C’est utile aussi de faire s’opposer les personnages en terme de pouvoir et de statut (parents-enfants, patron-employé, personnage public-citoyen lambda…)

C’est enfin utile de les faire s’oppose dans leurs croyances

Dans une comédie avec un protagoniste unique principal

Le protagoniste peut être Le CLOWN, Le MONSIEUR TOUT LE MONDE, Le FRIPON, L’ANGE VOYAGEUR.

Adversaire principal : probablement une figure d’autorité, typiquement quelqu’un de la haute
Adversaire secondaire : souvent un membre de la famille
Troisième adversaire : Typiquement un membre de la communauté

Dans une comédie avec deux protagonistes (comédie romantique, buddy picture)

 Le protagoniste principal sera celui qui a l’idée qui crée l’action dans un buddy movie

Adversaire principal (romcom) : L’autre protagoniste (l’être aimé)
Adversaire principal (buddy movie) : l’autre protagoniste

Adversaire secondaire (romcom): L’autre personne qui cherche à séduire l’être aimé
Adversaire secondaire (buddy movie) : une figure d’autorité, quelqu’un qui représente la société, c’est l’opposant externe

Troisième adversaire : membre de la famille ou une deuxième figure d’autorité

Dans une comédie avec trois protagonistes (Marx Brothers, Ghostbusters)

Le protagoniste principal est habituellement celui des trois qui est issu du comique machine (celui qui casse les autres) C’est typiquement l’ami qui minimise, celui des trois qui sous-réagit.

Adversaire principaux : Les deux autres protagonistes, qui sur-réagissent (ex Ghostbuster, le protagoniste principal est Bill Murray avec un comique machine et les deux autres ont un comique enfantin, ils sur-réagissent, ils exagèrent)
Adversaire secondaire : Une figure d’autorité
Troisième adversaire : Une autre figure d’autorité

Dans une comédie de groupe (Mash, Police Academy)

Le protagoniste principal est le leader du groupe

Adversaire principal : Une figure d’autorité
Adversaire secondaire : Un pair du protagoniste principal, fait partie du système mais pas du groupe
Troisième adversaire : Tous les autres personnages du groupe

Pour bien construire ses adversaires :

  •  Plus les différences entre les personnages sont extrêmes, plus la comédie sera forte
  • Il faut donner à l’adversaire une distance comique (HAUT : ce qu’il croit qu’il est et BAS ce qu’il est vraiment)
  • Il faut que l’adversaire (particulièrement celui qui est externe) soit menaçant mais pas mortellement
  • Toujours mettre en avant les contrastes (Grand/Petit, Vieux/Nouveau, Riche/Pauvre, Légal/Illégal, Ville/Campagne…)
  • Mettre les valeurs (ce pourquoi ils se battent) en contraste

Exemple avec des Contrastes – Valeurs
Grand – Force, Pouvoir…
Petit – Délicatesse, Tact…

Ville – Contact indirect avec les gens, Beau parleur, Confiance, Argent, Egoïsme
Campagne – Direct, Honnêteté, Décence, Patriotique, travaille dur

8. Plans

Les plans dans les comédies impliquent des arnaques/escroqueries, des déguisements et de fausses identités.

Tous les films se préoccupent du développement de la personnalité profonde, de trouver la valeur vraie qui est sous-jacente, on veut voir quelqu’un devenir authentique, une bonne personne. Dans une comédie ce passage est drôle.

Le plan est la ligne narrative, ce que le héros va faire, dans une comédie c’est souvent une arnaque. Il fait une escroquerie pour obtenir ce qu’il veut. Il obtient presque toujours ce qui est important de façon indirecte.

Pour créer une bonne arnaque, le protagoniste principal doit faire croire à son adversaire qu’il veut quelque chose de précis alors qu’il désire en fait autre chose. Ces arnaques nécessitent des déguisements et impliquent des jeux de rôle.

Un bon déguisement doit amener le protagoniste dans un comique basique (Animal, Enfantin, Machine)

Il faut toujours trouver le déguisement que le protagoniste a le moins envie de porter.

Il faut que ce soit un déguisement dont il ne puisse pas se passer, dans lequel il est bloqué.

Le déguisement doit mettre en avant le contraste lié au personnage. Le déguisement doit nous permettre de comprendre comment le protagoniste devrait se comporter, ce qu’il doit apprendre.

9. Le danger majeur que le protagoniste va rencontrer au milieu de l’histoire

Plus la pression est forte au milieu de l’histoire, plus cela sera drôle. Il faut du danger mais pas mortel.

10. Le moindre cauchemar

Si dans le film, le protagoniste va devoir se confronter à son ultime cauchemar il a aussi un nombre de plus petits cauchemars qu’il doit affronter.

Il faut répondre à

  • Qu’est-ce que le protagoniste ne ferait pas ? Et lui faire faire.
  • Qu’est ce qu’il ne sait pas faire, n’est pas préparé à faire, ne maitrise pas… Et lui faire faire,

Il faut répéter cela et augmenter le niveau d’intensité au fur et à mesure

11. Trouver les problèmes de fond et les choix des personnages dans l’histoire

C’est ici qu’apparait la vision du scénariste sur la manière dont on devrait se comporter dans le monde. La manière dont le personnage devrait se comporter.

La façon dont on exprime le thème de l’histoire est par l’argument moral – Alors que le protagoniste avance dans l’histoire pour obtenir ce qu’il désire, il fait des choses qu’il ne devrait pas, il essaie de le justifier, les gens l’attaquent mais il continue de le justifier.

Dans une comédie, plusieurs personnes veulent la même chose simultanément entrainant des conflits et des choix.

Il y a 4 thèmes majeurs :

L’individu contre un autre (comédie romantique)

Le protagoniste a un besoin moral : Apprendre à aimer et à vivre avec l’autre

Au début de la comédie romantique le protagoniste principal va être très absorbé par lui-même. Il va utiliser les autres, les manipuler.

Dans ces histoires le protagoniste va avoir une situation difficile à affronter : Comment puis-je mettre en place une relation avec l’autre qui permette a chacun d’être des individus et permettre aussi de grandir aussi ensemble ?

Au milieu de l’histoire :
. Les amants vont se battre pour avoir le pouvoir (en jouant un rôle) jusqu’à ce qu’à la fin ils aient appris à vivre ensemble en partageant le pouvoir.
. Les deux personnages vont jouer des rôles pour montrer la meilleure image d’eux mêmes, mais ils finissent par être hantés par leur rôle car ils ne peuvent continuer ainsi.

Le protagoniste essaie d’utiliser le pouvoir de jouer un rôle pour contrôler l’autre, il sera critiqué pour ça, il répondra que c’est pour le bien de l’autre.

L’individu contre la famille

Il s’agit d’un personnage qui vit dans une famille oppressante et traditionnelle. Il y a beaucoup de règles et généralement une figure paternelle. Le héros essaie de recréer une nouvelle famille qui met en avant la liberté.

Le besoin moral est donné au leader de la famille (généralement le père). Il doit apprendre à laisser les gens de sa famille vivre leur vie et faire des erreurs de temps en temps. Ce qui est intéressant c’est que le leader a raison, son idées de comment gérer la famille est correcte mais il y a un problème avec ça, en forçant les autres à vivre comment lui considère que c’est juste, il a tort. Il doit laisser les autres faire des erreurs ou ils ne grandiront jamais.

L’individu contre la société

Il vit dans un monde de compétition où les valeurs sont l’argent, la célébrité, le sexe.

Son besoin moral est d’apprendre à arrêter de courir après le succès matériel et de choisir un chemin plus noble qui est l’amour et/ou l’engagement politique/social. Pour ce faire, il doit apprendre à devenir un leader.

Il faut faire en sorte que les deux visions soient positives, le succès matériel ne doit pas être totalement dénigré.

Au milieu du script, le héros choisit le mauvais chemin et il est prêt à tout pour avoir du succès. Il le justifie car selon lui, il le mérite comme les autres.
(Ex American graffiti, Lost in America)

L’individu contre l’institution. (MASH)

Le héros vit dans une institution spécifique où il y a des règles et une hiérarchie bien définie.
Son besoin moral est d’apprendre comment faire marcher l’institution pour aider les gens.
D’un côté il y a la compétition, le conformisme, l’argent, la sécurité.
De l’autre côté il y a la coopération, l’intégrité et la liberté.

Ces histoires sont d’habitude développées à l’envers. Le protagoniste a raison au début, l’administration est pourrie.
Dans la première moitié de l’histoire, le protagoniste se renie et doit arrêter de le faire, il doit s’ s’opposer à cette intense compétition
ou
Le protagoniste s’énerve contre l’institution en disant qu’elle est inutile. Mais il découvre à la fin qu’il y a des choses positives dans l’institution seulement certaines choses doivent être changées.

Un des points fort de genre de thème est que l’institution est une arène bien définie.

Une fois que vous avez été au bout de ces 11 étapes/battements, vous pourrez les intégrer dans l’ordre chronologique de votre histoire, à savoir :

  1. Besoin
  2. Distance comique
  3. Objectif
  4. Les enjeux
  5. Les adversaires
  6. Le plan
  7. Le danger global
  8. Le moindre cauchemar
  9. L’ultime cauchemar
  10. La révélation personnelle
  11. Le choix final – Le choix moral

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