La comédie Hors Bocal selon Stuart Voytilla et Scott Petri

stuart voytilla et scott petri

Dans leur livre « Writing the comedy film » Suart Voytilla et Scott Petri nous parle de sous-genres de la comedie et ils s’intéressent notamment aux comédies Hors Bocal

Qu’est-ce qu’un récit hors bocal : C’est une histoire dans laquelle le protagoniste est placé dans un univers très différent du sien.

La force de ce type de comédie est due aux contrastes et aux oppositions.

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Conseils de David Mitchell & Robert Webb pour l’écriture de sketches

that Mitchell & Webb look

Faites en sorte d’avoir une idée avant de commencer. C’est inutile de s’asseoir devant une page blanche et de dire « Ok… ça pourrait être tout et n’importe quoi », « tout et n’importe quoi » n’est pas un brief, c’est de la boucherie cérébrale. Vous devez décider ce que vous allez écrire avant de l’écrire.

Un sketch a besoin d’une prémisse, une idée drôle qui est le cœur du sketch et qui lui donne sa raison d’être. Dès qu’un sketch commence, le public attend la prémisse et souhaite qu’elle soit bien apparente. Vous présentez un personnage ? Faites en sorte que les choses marrantes le concernant soient établies rapidement. Vous vous moquez de certains éléments de la vie moderne ? Présentez-les au début et sapez les rapidement.

Vous avez besoin d’un élément de surprise pour créer de la comédie, mais avant ça, vous devez faire en sorte que les gens soient à l’aise avec l’univers que vous exposez. Ici doivent être, pour citer les philosophes du guide du voyageur galactique, « rigidement définis les zones de doutes et d’incertitude ».

En gros, établissez le cadre d’abord, montrez clairement pourquoi c’est drôle, balancez une surprise et cassez vous.

Idéalement la dernière blague, ou la chute, devrait être le meilleur moment, néanmoins la triste vérité est qu’il y a plus de prémisses que de chutes.

Les sketches de comédie ne bénéficient pas de l’attachement du public à un personnage, c’est juste aussi drôle que ce qu’est la chute. Mais l’avantage c’est que l’on peut utiliser n’importe quel cadre, sujet ou situation. Il faut utiliser cet avantage pour avoir beaucoup de sketchs courts et contrastés. De cette manière, si le public n’aime pas un sketch, vous pourrez vite les reconquérir avec un autre.

La structure de la comédie selon John Truby

John Truby

Selon John Truby, c’est la forme la plus difficile à écrire, parce qu’une comédie doit :

  • Etre rapide
  • Plaire à un large public
  • Pouvoir se maintenir pendant 1h-1h30

John Truby explique que le problème que tout scénariste rencontre quand il écrit une comédie c’est qu’une fois que les personnages sont réduits comiquement ils le sont en une seconde, mais il faut créer du rire pendant 1h30. C’est là, la contradiction majeure. La plupart des comédies échouent car le scénariste a écrit en pensant aux gags et non pas à la structure. Les gags et les rires doivent venir naturellement de par la structure qu’offre le film. 4 ou 5 blagues ne sont pas assez pour un film et ne permettent pas de le tenir. Les blagues doivent s’enchainer dans la vague que représente l’histoire.

Voici les 11 battements qui vont permettre de créer une structure de comédie selon John Truby

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La comédie et les 4 niveaux de conflits

Si la comédie est confrontation, collision… Les quatre niveaux de conflits permettent de vérifier qu’on a bien été cherché tout ce qui était possible pour créer du rire (merci Voytilla et Petri). Règle : Essayer d’avoir le maximum de niveaux de conflits !

  1. Conflit intérieur : Il s’agit du rapport conflictuel du personnage avec ses faiblesses (Immaturité, égoïsme, maladresse, hypocondrie, émotivité, radinerie, manque de confiance en soi…)
  2. Conflit interpersonnel : Il s’agit du rapport conflictuel du personnage avec l’autre. Il a besoin qu’un autre personnage lui donne quelque chose, lui permette d’obtenir quelque chose…
  3. Conflit global : Il s’agit du rapport conflictuel du personnage avec le monde extérieur – la société (conflit avec l’école, l’armée, la police, la loi… parfois représentés par un individu, policier, instituteur, militaire, avocat, juge…) – une situation (un lieu, un évènement…) – la nature (vent, pluie, sécheresse, ouragan…).
  4. Conflit cosmique : Il s’agit du rapport conflictuel du personnage avec les forces cosmiques (dieu, diable, destin, temps…).