Conseils de David Mitchell & Robert Webb pour l’écriture de sketches

that Mitchell & Webb look

Faites en sorte d’avoir une idée avant de commencer. C’est inutile de s’asseoir devant une page blanche et de dire « Ok… ça pourrait être tout et n’importe quoi », « tout et n’importe quoi » n’est pas un brief, c’est de la boucherie cérébrale. Vous devez décider ce que vous allez écrire avant de l’écrire.

Un sketch a besoin d’une prémisse, une idée drôle qui est le cœur du sketch et qui lui donne sa raison d’être. Dès qu’un sketch commence, le public attend la prémisse et souhaite qu’elle soit bien apparente. Vous présentez un personnage ? Faites en sorte que les choses marrantes le concernant soient établies rapidement. Vous vous moquez de certains éléments de la vie moderne ? Présentez-les au début et sapez les rapidement.

Vous avez besoin d’un élément de surprise pour créer de la comédie, mais avant ça, vous devez faire en sorte que les gens soient à l’aise avec l’univers que vous exposez. Ici doivent être, pour citer les philosophes du guide du voyageur galactique, « rigidement définis les zones de doutes et d’incertitude ».

En gros, établissez le cadre d’abord, montrez clairement pourquoi c’est drôle, balancez une surprise et cassez vous.

Idéalement la dernière blague, ou la chute, devrait être le meilleur moment, néanmoins la triste vérité est qu’il y a plus de prémisses que de chutes.

Les sketches de comédie ne bénéficient pas de l’attachement du public à un personnage, c’est juste aussi drôle que ce qu’est la chute. Mais l’avantage c’est que l’on peut utiliser n’importe quel cadre, sujet ou situation. Il faut utiliser cet avantage pour avoir beaucoup de sketchs courts et contrastés. De cette manière, si le public n’aime pas un sketch, vous pourrez vite les reconquérir avec un autre.