La structure du scenario selon Blake Snyder

Blake Snyder Save The Cat

Dans son livre « Save the Cat ! The Last book on Screenwriting You’ll Ever Need », Blake Snyder nous parle de la structure du scenario.

Blake Snyder a vendu un grand nombre de scenario durant sa vie. On dit de lui qu’il était (il est mort en 2009) l’un des scénariste qui a rencontré le plus de succès à Hollywood…

Pour Blake Snyder la structure du film garantit votre paternité sur l’histoire. Cette empreinte de l’histoire est la chose la plus importante pour écrire et vendre votre histoire. Selon lui, les scènes peuvent changer mais si vous avez développé une bonne structure, votre scenario restera fort et vous en serez le détenteur.

Blake Snyder a développé son propre système. Il trouvait qu’il y avait trop d’espaces vides entre les différents actes de l’histoire tels qu’ils étaient enseignés. Son travail en tant que scénariste et lecteur lui a permis de mettre en avant 15 battements qui sont toujours présents dans un scénario. Il les a nommé avec des mots qui avaient du sens pour lui. Voici ces 15 battements.

Voici les 15 battements de la structure d’un film selon Blake Snyder

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La structure du « Buddy Movie » selon John Truby

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Le « Buddy Movie» selon John truby

Le « buddy picture / Film de potes » est un sous genre de comédie très efficace. Pour John Truby il s’agit d’un type de comédie d’action, dont la forme est beaucoup plus complexe car c’est un mix entre différents genres qui sont : Comédie, Action, Romance (histoire d’amour entre deux hommes ou deux femmes).

Selon John Truby, dans un « buddy movie » les personnages principaux sont soit :

. Des policiers qui combattent des criminels
. Des (bons) hors la loi qui combattent les policiers
. Des citoyens lambda qui combattent des criminels ou des policiers

Voici les battements qui sont associés à ce type de comédie

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Conseils de David Mitchell & Robert Webb pour l’écriture de sketches

that Mitchell & Webb look

Faites en sorte d’avoir une idée avant de commencer. C’est inutile de s’asseoir devant une page blanche et de dire « Ok… ça pourrait être tout et n’importe quoi », « tout et n’importe quoi » n’est pas un brief, c’est de la boucherie cérébrale. Vous devez décider ce que vous allez écrire avant de l’écrire.

Un sketch a besoin d’une prémisse, une idée drôle qui est le cœur du sketch et qui lui donne sa raison d’être. Dès qu’un sketch commence, le public attend la prémisse et souhaite qu’elle soit bien apparente. Vous présentez un personnage ? Faites en sorte que les choses marrantes le concernant soient établies rapidement. Vous vous moquez de certains éléments de la vie moderne ? Présentez-les au début et sapez les rapidement.

Vous avez besoin d’un élément de surprise pour créer de la comédie, mais avant ça, vous devez faire en sorte que les gens soient à l’aise avec l’univers que vous exposez. Ici doivent être, pour citer les philosophes du guide du voyageur galactique, « rigidement définis les zones de doutes et d’incertitude ».

En gros, établissez le cadre d’abord, montrez clairement pourquoi c’est drôle, balancez une surprise et cassez vous.

Idéalement la dernière blague, ou la chute, devrait être le meilleur moment, néanmoins la triste vérité est qu’il y a plus de prémisses que de chutes.

Les sketches de comédie ne bénéficient pas de l’attachement du public à un personnage, c’est juste aussi drôle que ce qu’est la chute. Mais l’avantage c’est que l’on peut utiliser n’importe quel cadre, sujet ou situation. Il faut utiliser cet avantage pour avoir beaucoup de sketchs courts et contrastés. De cette manière, si le public n’aime pas un sketch, vous pourrez vite les reconquérir avec un autre.

La structure de la comédie selon John Truby

John Truby

Selon John Truby, c’est la forme la plus difficile à écrire, parce qu’une comédie doit :

  • Etre rapide
  • Plaire à un large public
  • Pouvoir se maintenir pendant 1h-1h30

John Truby explique que le problème que tout scénariste rencontre quand il écrit une comédie c’est qu’une fois que les personnages sont réduits comiquement ils le sont en une seconde, mais il faut créer du rire pendant 1h30. C’est là, la contradiction majeure. La plupart des comédies échouent car le scénariste a écrit en pensant aux gags et non pas à la structure. Les gags et les rires doivent venir naturellement de par la structure qu’offre le film. 4 ou 5 blagues ne sont pas assez pour un film et ne permettent pas de le tenir. Les blagues doivent s’enchainer dans la vague que représente l’histoire.

Voici les 11 battements qui vont permettre de créer une structure de comédie selon John Truby

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La structure du scenario de film selon Kristin Thompson en 4 actes

Thompson storytelling

Dans son livre « Storytelling in the new hollywood » Kristin Thompson nous parle de la structure en 4 actes.

Elle commence par rappeler le principe de la structure en 3 actes qui délivre un deuxième acte particulièrement long, interminable et laborieux. Selon elle, ce qui se passe dans l’exposition de l’histoire est clair pour tout le monde : C’est la mise en place d’éléments descriptifs formant une situation initiale. De façon analogue, la fin de l’histoire se préoccupe d’amener l’action/l’intrigue à son plus haut degré et de la résoudre, ce qui est habituellement suivi par un petit épilogue. Mais selon elle, personne n’a vraiment compris ce qui se passe dans la longue partie du milieu, si ce n’est un protagoniste qui se bat pour des objectifs et qui rencontre des obstacles.

Elle trouve par ailleurs qu’une heure d’action narrative sans tournant majeur est très difficile à supporter (quasiment aucuns films ne le fait selon elle).

Voici donc comment elle répond à ce constat en proposant une approche spécifique de la structure Lire la suite

La comédie et les 4 niveaux de conflits

Si la comédie est confrontation, collision… Les quatre niveaux de conflits permettent de vérifier qu’on a bien été cherché tout ce qui était possible pour créer du rire (merci Voytilla et Petri). Règle : Essayer d’avoir le maximum de niveaux de conflits !

  1. Conflit intérieur : Il s’agit du rapport conflictuel du personnage avec ses faiblesses (Immaturité, égoïsme, maladresse, hypocondrie, émotivité, radinerie, manque de confiance en soi…)
  2. Conflit interpersonnel : Il s’agit du rapport conflictuel du personnage avec l’autre. Il a besoin qu’un autre personnage lui donne quelque chose, lui permette d’obtenir quelque chose…
  3. Conflit global : Il s’agit du rapport conflictuel du personnage avec le monde extérieur – la société (conflit avec l’école, l’armée, la police, la loi… parfois représentés par un individu, policier, instituteur, militaire, avocat, juge…) – une situation (un lieu, un évènement…) – la nature (vent, pluie, sécheresse, ouragan…).
  4. Conflit cosmique : Il s’agit du rapport conflictuel du personnage avec les forces cosmiques (dieu, diable, destin, temps…).

 

 

Suspense et surprise créent le rire

Le rire nait de la surprise créée par un évènement inattendu.

Soit en trois temps :

  1. Mise en place d’une situation, d’un élément narratif
  2. Renouvellement de la situation initiale, de l’élément narratif afin de créer un schéma récurrent. Cette récurrence induit le spectateur à une attente narrative en cohérence pour la suite.
  3. Le troisième temps n’est pas ce à quoi le public s’attend. Cette surprise crée le rire.

Soit en deux temps

  1. Amorce (qui crée une attente auprès du public)
  2. Chute comique (l’inattendu crée le rire)